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26 novembre 2007
Gutenberg, c’est mon frère
Aujourd’hui j’ai fait une activité antique. Profitant d’une panne de mon PC au bureau, j’ai redécouvert les joies de l’écriture. Comme je sais qu’il s’agit d’un art en voie de disparition, je voudrais consigner ici quelques observations sur le processus, pour les historiens des années 3000 qui utiliseront la blogosphère comme documentation sur notre époque décadente où tous les pirates font rien qu’à sévir sur internet.
D’abord il faut rappeler que l’écriture se fait avec du papier, un stylo et une main. Avec la main on tient le stylo et on le fait bouger sur le papier pour former des lettres. Il ne faut pas oublier de déboucher le stylo sinon l’écriture n’a pas lieu. Et aussi il faut bien penser à reboucher le stylo à la fin sinon il deviendra tout sec, comme le cœur d’un téléchargeur illégal.
Quand on fait de l’écriture, il faut bien penser à faire des mots avec les lettres qu’on trace. Sinon les autres gens ne peuvent pas lire, et ce n’est plus vraiment de l’écriture. Si on veut, on peut faire des ratures, c’est-à-dire des petits bouts d’écriture parasites au dessus de l’écriture primaire. C’est souvent joli. Et bien plus noble que la cyber criminalité.
L’écriture c’est tellement rigolo que je me demande parfois pourquoi mon frère a fait sa super invention (pour comprendre la référence, voir le titre de cet article).
22:34 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : stylo, écriture, ratures, vieux
Commentaires
Mais ton petit frère a aussi inventé beaucoup de choses, les hépamillions par exemple
ta maman
Ecrit par : catherine | 27 novembre 2007


