17 juillet 2008

Bouquet varié

Regardez ce que j’ai reçu au boulot pour me récompenser de la mise en ligne de mon nouveau site:

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Non, je ne parle pas du joli mari, celui-là je l’avais depuis longtemps. Je veux plutôt parler du gros bouquet coloré. Sympa ma chef. Et j’ai bien aimé le petit mot d’accompagnement qui me félicite pour ce projet mené avec un grand sens de l’humour. En d’autres termes : c’est sympa de jamais avoir frappé personne tout le temps qu’a duré le projet. En plus ils sentent bon tous les deux (le mari et le bouquet).

Z’avez vu ? J’ai même pas parlé de bouffe !

26 novembre 2007

Gutenberg, c’est mon frère

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Aujourd’hui j’ai fait une activité antique. Profitant d’une panne de mon PC au bureau, j’ai redécouvert les joies de l’écriture. Comme je sais qu’il s’agit d’un art en voie de disparition, je voudrais consigner ici quelques observations sur le processus, pour les historiens des années 3000 qui utiliseront la blogosphère comme documentation sur notre époque décadente où tous les pirates font rien qu’à sévir sur internet.

D’abord il faut rappeler que l’écriture se fait avec du papier, un stylo et une main. Avec la main on tient le stylo et on le fait bouger sur le papier pour former des lettres. Il ne faut pas oublier de déboucher le stylo sinon l’écriture n’a pas lieu. Et aussi il faut bien penser à reboucher le stylo à la fin sinon il deviendra tout sec, comme le cœur d’un téléchargeur illégal.

Quand on fait de l’écriture, il faut bien penser à faire des mots avec les lettres qu’on trace. Sinon les autres gens ne peuvent pas lire, et ce n’est plus vraiment de l’écriture. Si on veut, on peut faire des ratures, c’est-à-dire des petits bouts d’écriture parasites au dessus de l’écriture primaire. C’est souvent joli. Et bien plus noble que la cyber criminalité.

L’écriture c’est tellement rigolo que je me demande parfois pourquoi mon frère a fait sa super invention (pour comprendre la référence, voir le titre de cet article).

09 août 2007

Adieu Executive

Souvenez-vous: il y a presque un an, je me dotais d’une paire de chaussures de dame pour partir à la conquête du marché du travail. Je les baptisai «Executive», espérant que leur allure incisive mais distinguée m’aiderait à me trouver une jolie petite place de bureau (ce qu'elles ont fait d'ailleurs). Aujourd’hui Executive ont fait leur temps.

Je suis maintenant équipée d’une nouvelle paire de chaussures, moins agressive et avec quelques centimètres de talon en plus, symboles de ma maturité professionnelle récemment acquise. Je les appelle «Self-Esteem» parce qu’elles reflètent bien le calme et l’assurance qui sont les miens aux heures de bureau, surtout depuis que je vois poindre la réalisation de tous les objectifs que je m’étais fixés. Regardez comme Self-Esteem sont jolies :

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 Pour les curieux/euses, les petites lettres qu’on apercoit au fond des chaussures forment le mot «Topshop».

18 juillet 2007

Le projet nature

325c7857d3fd35aa5e2dee46057c3165.jpgAlors que certains choisissent de manger bio ou d'élever leurs enfants le plus naturellement possible, je participe à la sauvegarde de la planète en pratiquant une gestion de projet raisonnée. Mes collègues et moi suivons tout une série de préceptes que je pourrais regrouper sous le terme de «gestion de projet naturelle ». En voici les principes clés:

1 - Pas de noms:

Si on donne un nom à un projet ou qu'on désigne une personne pour s'en charger, le projet a tendance à se formaliser. Il faut au contraire le laisser errer anonymement dans l'écosystème organisationnel afin qu'il révèle sa vraie nature de lui-même.

2 - Pas de dates:

Pour s'épanouir, le projet ne doit pas être bridé par quelque date de lancement ou de livraison que ce soit. Le projet se réalisera de lui-même, au moment où il sera devenu absolument nécessaire. Attention, il faut aussi éviter le piège des phases et étapes datées : elles finissent toujours par aboutir en une date de fin de projet, ce qui peut étouffer tout le process.

3 - Pas de méthode:

La croyance classique selon laquelle le projet doit être découpé en étapes ou suivre telle ou telle méthode doit être combattue. Questionnons nos idées reçues pour faire bouger les choses: qui a dit qu'un projet devait commencer par une analyse plutôt que par une mise en oeuvre ou que le choix de l'outil devait intervenir après la rédaction du cahier des charges ? Recherchons des solutions innovantes afin de laisser s’ébrouer librement nos projets !

Ce ne sont que quelques principes, mais s’ils étaient mis en œuvre dans toutes les organisations, les projets pourraient enfin prendre leur forme et leur taille naturelle. Les projets ne sont pas des bonzaï, ils ont besoin d’air et d’espace pour donner toute la mesure de la créativité de l’organisation dans laquelle ils sont nés. La prochaine fois je tacherai de m’intéresser au chef de projet : s’il venait au bureau en sandales et bermuda, ça donnerait un bon bol d’air à tout le monde.

23 mars 2007

Hyper voire post voire trop moderne


Je me sens vraiment bien ancrée dans mon temps. Grâce à quelques terminaux électroniques et une bonne centaine de câbles je peux vous faire profiter en presque temps réel de mon voyage à Manchester. Enfin, à l’aéroport de Manchester. Je viens de passer deux jours dans la banlieue de Manchester pour des raisons de formation professionnelle. Et oui, je ne suis pas naturellement professionnelle, je dois être modelée en professionnelle de temps à autres. C’est le genre de séjour qu’on passe les yeux rivés à l’écran, essayant de faire les exercices pour faire plaisir au formateur qui a l’air désespéré parce que toutes les démos plantent, et en essayant de ne pas entretenir le flot de paroles du bavard du groupe qui semble penser qu’il a un don naturel pour gérer les contenus de la terre entière. Comme cette phrase était longue, voici un résumé pour les paresseux : écran / démo cassés / brouhaha.

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medium_pounds.jpgJe me retrouve avec 3h45 à tuer avant le décollage, alors je me suis installée avec un latte vanille et mon portable et mon téléphone. J’ai modernement pris des photos et je rédige ce billet avec modernestria. Sauf que la modernité n’est pas la solution à tous les problèmes. Essayez un peu d’aller faire pipi quand vous avez tout ce matos et le choix entre vous le faire piquer ou tout remballer pour vous trimballer jusque aux prochains wc. Et puis la modernité ça me dit pas comment je vais caser dans mon sac déjà bourré à craquer le gros classeur que j’ai hérité de cette formation. En plus, j’ai zappé des bouts de modernité britanniques : une partie de mes pièces et billets sont trop vieux, les commerçants n’en veulent pas. Je me demande bien si on peut être mixte, genre ni tradi ni moderne, un peu comme l’UDF du temps… Si oui, je prends ça, moi.

12 février 2007

Le réunion secrète

J'ai reçu un mail m'invitant à une réunion avec trois personnes que je ne connais pas. J'ai demandé si c'était en rapport avec leur site internet. On m'a répondu que oui, entre autres. Quant à savoir quels seront les autres sujets de la réunion, s'ils me concernent vraiment et combien de temps va durer cet événement, pas moyen. Peut-être que l'ordre du jour est une pratique illégale dans cette partie de la ville.  

24 octobre 2006

L'ascenseur de la honte

Aujourd'hui j'ai connu une affreuse honte d'ascenseur. Je monte dans l’ascenseur au rez-de-chaussée, indique le cinquième étage au jeune homme qui s'enquiert de ma destination. Une fille qui discutait avec un barbu (détail très important) se jette vers l'ascenseur au dernier moment, alors que les portes se referment. Elle le loupe. Mais il faut dire que le jeune homme a légèrement appuyé sur le bouton qui referme les portes plus vite, et que j'étais moi-même trop loin des boutons pour retenir l'ascenseur. Je me sens un peu responsable et j’ai honte d’avoir participé à ce lâche abandon sans agir. Mais comme souvent dans ce cas je me dit "bah tant pis". Sauf qu'au lieu de monter, l'ascenseur va au sous-sol, puis repasse au rez-de-chaussée où la fille est toujours en train de discuter avec le barbu (le fait qu'il soit barbu explique à mon avis bien des choses). Cette fois elle est très rapide, et saute dans l'ascenseur en disant "cette fois je le loupe pas" et nous fait de grands sourires. Elle n'a pas l'air de se rendre compte que le jeune homme et moi sommes de piètres compagnons d'ascenseur, ne semble pas/plus nous en vouloir. Et moi je vais mieux. C'est fou ce que c'est fugace une honte d'ascenseur. 

06 septembre 2006

Premier jour de boulot : check-list

- Discuter 5 minutes avec une nouvelle collègue sans comprendre un traître mot de ce qu’elle dit = > fait
- Expliquer à trois irlandaises qu’elles ont tort de rêver de vivre à Paris => fait
- Me faire expliquer, pendant 8 minutes et debout dans le couloir, par un barbu inconnu mais sans doute important comment il a pris l’avion, puis le train, puis le taxi, puis le bus pour arriver dans une petite ville d’Italie dont tout le monde se fout => fait
- Renverser du yaourt à la fraise sur mon tailleur et la moquette => fait
- Croiser le président dans l’ascenseur et ne pas le saluer => fait
- Prononcer de travers le nom de toutes et tous mes collègues => fait
- Ajouter la photo de ma fille en fond d’écran => fait
- Oublier le prénom de l’assistante => fait
- Me perdre dans les couloirs en recherchant le service informatique => fait

Sinon j’ai aussi pris la main sur mon site web, commencé à le bidouiller et mis quelques trucs en ligne, mais c’est pas très important.