15 juillet 2008

Happy Bastille Day !

croissant.jpgOui, je célèbre la fête nationale française (ou Bastille Day comme on dit en anglais) un jour en retard. Mais j’ai le droit. La plupart de mes adorables collègues m’ont souhaité un Happy Bastille Day, s’enquérant de mes projets pour célébrer dignement. Je n’ai osé avouer que j’ai fêté ça à coup de gigantesque croissant rassi (hmmmmmm au passage, ce fut délicieux).

Quand on m’a demandé si je comptais me rendre à la réception de l’ambassadeur, j’ai fait la blasée qui avait la flemme de se déplacer. J’ai quand même expliqué que pour être invité/e à la dite réception il fallait être inscrit à l’ambassade et avoir demandé une invitation avant le 10 juillet et être en possession d’une carte d’identité française en cours de validité et savoir faire la danse de la pluie. Ça n’a étonné personne, c’est dire la réputation de dé-simplificateurs chroniques qu’on se traine.

Enfin bref, toutes mes pensées vont vers mes compatriotes, j’espère que vous avez bien profité de la journée et n’avez pas manqué la retransmission du défilé ?

27 juin 2008

Le bourdon des lardons

 

“Une Lorraine qui se languit de ses chons est une expression pleine de la mélancolie métaphysique”
Une penseuse

 

lardons.jpgJ’aime la quiche lorraine, c’est dans mes gènes. Mais qui dit « quiche » dit « lardon », voire « chon » (si le qui est un initié). Depuis que je vis en Irlande, j’ai appris à me passer de grenadine, de baguette, de steak tartare, de coquillettes et de pain d’épice. Même pas mal. Alors pourquoi cette sourde nostalgie culinaire ? Surtout que je vis maintenant dans le pays de la chips, du scone et du thé.

J’ai mis du temps à comprendre que le lardon est au cœur de mon ennui. Si on cherche bien, on peut trouver des semblants de lardons par ici : Marks & Spencers vend des lardons dits danois et Tesco propose des dés de pancetta. Mais voilà : rien n’est pire qu’un lardon qui n’en n’a pas le gout. Que c’est triste, une quiche goutant vaguement le gras salé, sans cette petite touche de fumé qui fait tout le charme de la quiche lorraine.

Que l’on se rassure, j’ai depuis résolu cette terrible énigme lardonne. L’important dans la quiche, c’est pas le chon, mais le fumé. Alors je fais maintenant des quiches lorraino-irlandaises, au bacon fumé. Comme disent les jeunes : « Ca le fait trop grave » (enfin, j’espère qu’ils ne disent pas vraiment ca parce que c’est ridicule). Voilà. L’intégration passe aussi par le chon.

Comme je vois que vous pensez que je suis obsédée par la bouffe, la prochaine je vous parlerai de l’affreuse barbe de Jack, ca vous changera.

25 mars 2008

Environ 3,75

1765116632.jpgVoici une nouvelle curiosité de la vie en Irlande : on n’y trouve pas d’aiguilles à tricoter taille 3.5 mm. Mieux : on y trouve des 2.5, des 4.5 et même des 3 ¼ et des 3 ¾. Mais pas de 3.5. Quelqu’un a une explication ?

Bien entendu je me suis saisie de cette nouvelle occasion pour me rendre ridicule. Après avoir harcelé la vendeuse d’aiguilles et usé le gène de patience de mon mari, je suis repartie du magasin avec des 3 ¾ et aussi des 4. En rentrant chez moi, j’ai constaté avec joie que j’avais non seulement une magnifique paire de 3.5, mais aussi deux paires de 4. Et je jure que j’avais vé-ri-fié mon stock d’aiguilles avant de partir pour le magasin.

18 janvier 2008

Mes rêves d’ailleurs

Ce billet est une réponse à  Madame Tribu Goutain qui a eu l’idée de demander à ses lectrices quelles étaient leurs trois destinations de prédilection pour une expatriation. Je vais sans doute avoir l’air banale, mais voici mon tiercé gagnant :

1 – Les Etats-Unis (et San Francisco en particulier)

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2 – Le Japon

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3 – L’Italie

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Mais pas de panique: on n'a pas prévu de quitter l'Irlande pour l'instant.

14 janvier 2008

Tu préfères le Noël ou l’Année ?

49e9fc167253ea03d02b285ec75eb6ef.jpgEn matière de fossé culturel j’en connais un sacré rayon. La preuve : je vais vous parler du dilemme des vœux de fin d’année. C’est une information tellement exclusive et primordiale que je prends sur mon temps de travail pour vous en faire part.

En France on envoie ses vœux pour la nouvelle année en janvier, la règle d’or étant de le faire avant le 31 sous peine de se faire excommunier de la communauté de ceux qui envoient leurs vœux à temps. En Irlande, les cartes de vœux s’envoient en décembre, doivent arriver à leur destinataire avant Noël et sont donc globalement restreintes au champ lexical de Noël. Il est courant d’envoyer plein de cartes à plein de gens, même à des gens qu’on voit très souvent et d’exposer toutes les cartes que l’on a reçues sur un guéridon dans le salon ou sur le rebord de la cheminée. Alors que le vœu par carte interposée se raréfie en France, où l’on préfère souvent un bon vieux coup de téléphone ou un message via Facebook (c’est moderne, la France, parfois).

Si je résume, on a d’un côté  des cartes qui doivent être reçues avant Noël et de l’autre des vœux quasi immatériels à envoyer courant janvier. Alors question : comment il fait le français qui vit en Irlande ? Réponse : n’importe quoi. Cette année j’ai eu la présence d’esprit d’acheter mes cartes de vœux en novembre, quand il y avait encore grand choix dans les rayons. Mais j’ai oublié de choisir des cartes « passe-partout ». Je les ai envoyées à la française, début janvier. Résultat : mes correspondants ont reçu en janvier des cartes estampillées Merry Christmas (Joyeux Noël), au dos desquelles j’ai ingénument écrit plein de gentilles choses sur la nouvelle année, prédisant qu’elle allait être trop bien.

L’an prochain j’envoie des cartes de bonne année en novembre. Ou des cartes d’Halloween à Pâques, ça fera carrément plus « grunge qui s’assume ».