24 avril 2008
Je voulais juste manger un Mars…
Commençons par la fin : finalement j’ai mangé un Magnum au chocolat noir et un Lion. Si, c’est intéressant. En fait, j'aurais pas dû. Parce que je dois faire attention à mon taux de glucose. Parce qu’en fait je fais du diabète en ce moment. C’est que mon insuline ne fonctionne pas très bien avec l’hormone de grossesse. Car j’attends un bébé pour octobre prochain.
Reprenons depuis le début : je suis enceinte, ravie mais privée de sucre. Y’en a encore pour dire que c’est pas intéressant ?
14:49 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mars, bébé, chocolat, sucre
19 août 2007
La matrone qui sommeille en moi
Il a fallu que je devienne une maman pour découvrir que j’étais une harpie. Les gens qui me connaissent personnellement diraient sans doute de moi que je suis une personne calme, plutôt positive et relativement peu bavarde. Ils diraient aussi que je suis brillante et sophistiquée mais c’est un autre sujet.
Seulement quand je suis avec ma fille, c’est une autre paire de manches. Je me suis entendue l’autre jour et me suis effrayée. « Ne cours pas au bord de l’eau c’est dangereux », « je t’ai déjà dit qu’il était interdit de descendre du trottoir et de se précipiter en courant sur la route », « non, ne touche pas les pneus du camion, tu vas te salir les doigts », « arrête de monter et descendre cet escalier sinon on va arriver à la crèche quand il fera nuit », « ne touche pas les vieilles canettes de bière qui trainent sous le banc », etc.
J’aimerais partager avec ma fille une vision gaie et colorée de la vie. Lui faire savoir que le monde est riche de promesses et qu’on peut se taire cinq minutes pour en profiter un peu. Mais pour le moment tout ce que je peux lui transmettre est une impression d’interdiction et de danger universels. Heureusement que j’ai le droit de colorier des vaches le dimanche après-midi, sinon je serais très frustrée en tant que mère, t’vois ?
00:35 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vache, interdiction, bleu, harpie, vie
13 juin 2007
La voix de son maître
Ma fille parle mieux anglais que moi. Enfin, elle maîtrise mieux le vocabulaire des animaux que moi, alors je prends des cours avec elle tous les soirs. Seulement elle a la drôle d’habitude d’ajouter des « y » à la fin de chaque mot. Le doggy (1) fait wouf wouf, le fishy (2) fait gloup gloup, le birdy (3) fait cui cui. Et le horsy (4), il fait comment le horsy ? Et ben le horsy, il fait tagada.
(1) : chien-y
(2) : poisson-y
(3) : oiseau-y
(4) : cheval-y
17:35 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poisson, animaux, wouf wouf
22 octobre 2006
Petites étoiles
Je viens juste de finir de découper 99 petites étoiles en feutrine pour le costume d'Halloween de ma fille. Voici les choses intéressantes que je peux vous dire à ce sujet :
- la feutrine fait vachement de poussière, c'est difficile à enlever d'un clavier de PC la poussière jaune,
- les petites étoiles peuvent facilement ressembler à des petites fleurs si elles sont mal découpées.
16:45 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31 août 2006
Esseulée
Hier j'ai passé la matinée tranquille chez moi, toute seule, à classer mes papiers, faire mes comptes, passer des coups de fil, histoire de tout mettre à jour avant de commencer le boulot. C'est vrai ça, je ne serai plus disponible pour assurer la réception d'un colis en pleine journée ou déposer un dossier dans un bureau ouvert seulement... aux heures de bureau. Ensuite j'ai fait le ménage de tout le (petit) appartement, sans ma câlinette dans les jambes. Le tout m'a pris une heure et quart seulement. Et oui, ça va plus vite quand on n'a pas un lutin qui dé-trie le linge ou qui choisit de jouer aux doigts dans les prises en plein récurage de la cuvette des toilettes.
Après j'ai eu faim, je suis donc allée déjeûner avec moi-même dans un café pseudo alternatif que je n'avais jamais essayé à cause de l'escalier qui rend l'accès bien difficile en poussette. J'ai pu terminer mon repas sans avoir à nourrir ou consoler mon impatiente. Pleine d'entrain, j'ai poursuivi ma route jusqu'au centre commercial. J'ai méthodiquement visité toutes les boutiques dont je n'avais jamais pu explorer les recoins à cause de ma bébée à roulettes. Mais je n'ai rien acheté, à part des petits pots bio, de la seule marque que mademoiselle accepte de manger. Puis je suis rentrée chez moi sous la pluie.
Je m'apprêtais à ressortir pour faire une expédition punitive "agenda et porte cartes de visites", quand le téléphone a sonné. La dame de la crèche m'a dit que le transit de ma petite n'allait pas mieux, qu'il fallait qu'elle voie un docteur. Alors j'ai annulé mon expédition shopping pour arranger une visite avec le médecin, et je me suis sentie beaucoup mieux. Vous le croyez ça ? J'ai passé mon après-midi avec une chérie toute ronchon à attendre un médecin coincé dans les bouchons, et je me suis sentie bien. Mais qu'est-ce qui cloche chez moi enfin ?
13:20 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23 août 2006
Parole tenue
Chose promise, Executive (pour ceux qui ne suivent pas, je rappelle que "Executive" est le prénom de ma paire de chaussures spéciale entretiens d'embauche) m'ont emmenée à un autre entretien ce matin. Elles ont été charmantes, la preuve : même pas mal aux pieds malgré le planning serré de "je dépose ma fille à la crèche pour son deuxième jour d'adaptation vite vite j'ai juste le temps de courir à mon entretien". Les pauvres puéricultrices ont dû croire que j'étais une mère indigne qui ne cherchait qu'à se débarasser de son enfant. Quelle idée.
Comme le premier jour de crèche s'était très mal passé (ma louloute a pleuré non stop pendant tout le temps qu'elle y a passé), j'ai décidé de faire abstraction du dossier "crèche" dès que j'ai eu passé la porte. J'ai même coupé mon portable pour éviter de réitérer la performance de l'entretien précédent où il s'est mis à sonner en pleine discussion sur mes compétences en organisation et en coordination. J'ai donc pu affronter mes trois intervieweurs avec l'esprit exclusivement orienté sur l'art de faire mousser son CV. C'est comment l'expression déjà ? Ah oui : "équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle".
Que les âmes sensibles se rassurent : ma câlinette a parfaitement géré la situation. Le fait qu'on l'ait changée de section pour la mettre avec des enfants de son âge et pas des géants de 18 mois qui courent partout a sans doute aidé. Fin de la parenthèse sentimentale. Une prochaine fois je vous expliquerai comment je planifie de laisser ma fille à la crèche pendant le jour de repos de mon mari pour que nous puissions enfin passer une journée tranquilles.
21:43 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 août 2006
Comment échapper à Winnie ?
A la base je déteste Winnie (l'ourson, hein, pas l'ex-femme de Mandela). Je sais pas pourquoi, je trouve les dessins ringards, les couleurs lavasses, les histoires déprimantes. Je suis devenue future maman, puis maman. En faisant les magasins pour un bébé à naître, il est quasiment impossible d'échapper à Winnie. Et ça ne s'arrange pas quand l'enfant grandit. L'ourson jaunâtre est partout : sur les bodies, les pyjamas, les couvertures, les ballons, les accroches-sucettes, les serviettes de bain.
Donc depuis plus d'un an je déploie moult stratagèmes pour ne pas acheter "Winnie", quitte à mettre un peu plus cher ou à attendre plus longtemps avant de trouver ce que je veux. Jusqu'à présent j'avais réussi à construire à ma fille un environnement Winnie-free. Et puis j'ai changé de pays. Et dans cet Eldorado de l'informaticien et du sandwich bacon-saucisses, Winnie voit ses forces décuplées (comme X-or dans sa dimension parallèle). Au point qu'il y en a jusque sur les couches, ces couches que je trouvais trop mignonnes en France avec leurs petits hippopotames rouges.
Vous imaginez le dilemme ? Laisser Winnie mettre un pied dans le foyer ou priver ma fille de ces couches très adaptées à sa petite morphologie pleine de bourrelets ? J'ai pas vraiment choisi : j'ai acheté un paquet, histoire de me rappeler combien elles sont adaptées, puis je suis passée à une autre marque qui me transcende moins, et chaque semaine au supermarché je reluque Winnie et ses amis faire la fête sur le paquet de couches que je convoite. Je crois que j'ai vraiment besoin d'un conseil de quelqu'un qui a du recul sur le sujet, c'est-à-dire qui n'a pas d'enfants.
PS : pour éviter tout commentaire désobligeant, je préfère dire moi même à quel point est tragique le niveau de préoccupation qu'on peut atteindre quand on est parent. Manivelle dit : "c'est tragique le niveau de préoccupation qu'on peut atteindre quand on est parent", puis elle quitta la pièce d'un pas lourd (ses nouvelles chaussures de femme la faisant atrocement souffrir).
01:10 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

