29 octobre 2009
Kestafoutu 2, le retour
Bien sur tous mes fidèles lecteurs auront remarqué que je poste peu sur ce blog ces temps-ci. Ce n'est pas que je manque d'inspiration car ma vie trés très pidante me donne des idées de billets 18 fois par jour en moyenne. La vraie excuse c'est que j'ai manqué de temps. Si je résume, fin août je me préparais à quitter mon boulot. Depuis, je n'ai pas glandé.
Comme annoncé, j'ai effectivement commencé à travailler pour moi. C'est-à-dire que je reste à la maison, je m'assois dans une pièce et j'invente du travail en espérant que quelqu'un va payer pour. Bon, c'est vrai que j'exagère un peu. J'ai quand-même fait un site web pour expliquer ce que je fais comme travail. Je fais de la gestion de sites web. C'est tout expliqué là en anglais, la version française va suivre bientôt: Blue Gardens
Ensuite, je me suis dit qu'en tant que professionnelle du web blah blah je me devais de promouvoir dignement cette activité à l'aide de devinez-quoi, un blog bien sur ! Ce nouveau né est en anglais aussi. D'accord pour l'instant il n'y a qu'un article, mais un jour ce sera le blog le plus lu de Dublin 9: My Web Garden
Par ailleurs, je me suis mise à écrire pour la plateforme Suite 101 qui publie des articles sur des thèmes divers et variés, vivant de la publicité et rétribuant les auteurs via un pourcentage de ces gains publicitaires. OK, pour l'instant il n'y a que huit articles de moi, mais il y en a certains que j'aime bien.
Maintenant que tout ceci est fait, je n'ai plus d'excuse pour ne pas commencer la chasse au client.
10:21 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retour, prolifique, blogs
04 septembre 2009
Kestafoutu ?
Ah ces blogueuses amateur, on ne peut pas leur faire confiance. Un mois sans donner de nouvelles, c’est pas correct. Je sais, je sais. Mais j’ai de bonnes excuses parce que l’été a été plutôt agité.
J’ai commencé par apprendre que mon contrat n’allait pas être renouvelé mais qu’il y avait peut-être des possibilités pour que je garde mon boulot sous une forme ou une autre. Les semaines passant, il s’est avéré que je n’allais rien garder du tout, et tirer ma révérence début septembre.
L’etape suivante fut donc de chercher du boulot. Je ne sais pas si vous êtes tous au courant de la situation en Irlande. Disons que le marché du travail est pour le moins tendu. Alors qu’il y a moins de deux ans il suffisait de se baisser pour ramasser du travail, c’est maintenant la foire d’empoigne. Les rares employeurs croulent sous les candidatures et ne prennent même plus la peine de répondre. Les sites d’offres d’emploi tournent avec deux ou trois offres, qui apparaissent sous deux ou trois inititulés différents histoire de tromper la pénurie. Bref, j’ai pas eu trop de succès.
Maintenant, je crois qu’il est temps d’essayer une autre stratégie. Je vais me lancer comme travailleuse indépendante, essayer de monter un petit business de création et gestion de sites web. Je sais, je ne suis pas la seule à avoir cette idée ces temps-ci et beaucoup de gens se mettent en freelance apres avoir perdu leur emploi. Mais mieux vaut tout essayer que ne rien faire du tout. Et ça ne m’empêchera pas de continuer à guetter la super offre d’emploi, au cas où.
Du coup, pendant quelques temps les petits n’iront plus à la crèche que deux jours par semaine. Je vais faire la maman au foyer pendant 3 jours par semaine, et ça me plait bien. Se pourrait-il que cette histoire se transforme en truc bénéfique ? Vais-je survivre à la vie de travailleur solitaire ? Vais-je garder le moral si je dois travailler dans ma salle à manger en face de mes horribles rideaux rouges ?
Vous le saurez sans doute un jour, si vous revenez souvent ici, et si je pense à vous raconter mes aventures. En attendant, je vais faire un gratin de chou-fleur.
18:09 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : boulot, entrepreneuriat, fin
02 juillet 2009
La reine du cardigan
On savait déjà que Michelle était LA pro du cardigan. Mais la elle vient juste d’accéder au statut de reine. Michelle Obama invente le double cardigan. Je m’incline.
09:51 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cardigan, michelle, culte
13 juin 2009
Cardigan power
Depuis belle lurette (pour une valeur de belle lurette égale à 3 ans), je clame à qui veut l'entendre que le salut passe par le cardigan. D'un point de vue pratique, un cardigan, c'est vite enfilé, vite enlevé, idéal pour moduler une tenue en fonction des climats changeants, particulièrement en Irlande. Et un petit gilet, c'est idéal pour égayer un chemisier un peu triste ou assagir une robe un peu osée. Mais ces considérations ne sont qu'une face cachée du cardigan.
Il est temps de faire éclater la vérité au grand jour : le cardigan est un robuste outil de domination du monde. Je ne vous ferai pas l'affront de vous expliquer comment j'en suis venue à cette conclusion. Sachez seulememt que je suis en route vers le pouvoir suprême. Depuis hier, je possède 4 puissants petits gilets: un beige, un gris pale, un gris moyen et un bleu pétrole. La ville en frémit déjà. Cependant je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin. Je compte bien acquérir un gilet de couleur vert pâle et un autre à torsades dès que posible. Gnark gnark gnark.
17:12 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gilet, pouvoir, domination mondiale
17 mai 2009
25 choses sur ma vie
Me revoilà taguée, deux fois en deux semaines, c'est inédit. Voici 25 choses que vous avez toujours voulu savoir sur moi et ma vie. Attention, c'est long et peu trépidant:
1) Je suis née le 25 mai 1976, l’année de la canicule. Maman m’a toujours dit qu’elle me baignait sans cesse, de peur que je ne prenne un coup de chaud.
2) J’ai pris l’avion très vite après ma naissance (quelques semaines, quelques mois, je ne sais plus), pour aller faire la connaissance de mon grand-père en Espagne. Je ne m’en souviens pas, mais je crois que quand il s’est exclamé « Bonjour petite » de sa voix rocailleuse, je me suis mise à hurler.
3) Mon père m’a pas mal gardée quand j’étais petite. Il parait qu’à une époque je l’ai appelé Maman.
4) Petite fille, j’avais les cheveux très courts, à la garçonne. Je crois que ma mère a pris cette mesure à cause de l’extrême finesse et rareté de mes cheveux. Quand j’étais bébé, on me prenait d'ailleurs toujours pour un garçon, et mon prénom n’aidait pas.
5) De l'autre coté de la rue de notre maison de Maron, il y avait la grand-mère de mon copain Christophe. Je crois qu’on avait pour projet de se marier. Je me souviens juste qu’il avait des lunettes.
6) Ma nounou de Maron s’appelait Madame Humbert. Enfin, ma nounou finale. Parce qu’au début j’étais gardée chez une autre dame dont je me souviens comme pas sympa, vivant dans une maison froide, avec une fille pas sympa portant un manteau en plastique vert foret, et un mari pas sympa qui emmenait un casse croûte au foot le jeudi. Alors maman m’a mis chez la même nounou que mon petit frère dès que possible. Son mari finissait toujours son assiette de soupe en la léchant pour nous faire rigoler. Son chat était toujours malade.
7) On a démenagé à Commercy quand j’ai eu environ 5 ans. On habitait dans un petit lotissement à coté du lycée et de l’Intermarché. Y’avait plein d’enfants de mon age dans les maisons alentours, on passait plein de temps à jouer dehors.
8) Ma nounou de Commercy s’appelait Monique, elle avait trois enfants et elle faisait super bien à manger.
9) En CP j'étais dans une classe pour les élèves moins avancés. L'instit de grande maternelle avait du me repérer comme lente. Résultat, j'ai fini toutes les fiches d'exercice avant tout le monde, et je passais souvent l'après-midi à lire des Oui-Oui.
10) En CE1 avec ma copine Isaline on écoutait rien de ce que disait l'instituteur. On préférait écrire dans nos petits carnets et jouer à la maîtresse avec des cubes on plastique. Oui, je sais...
11) J'adorais passer les vacances dans le chalet dans les Vosges de mes grands-parents. On y allait l'hiver pour skier et l'été juste pour y aller, avec mes cousins on s'amusait comme des fous. Quand ma grand-mère est morte, on a continuer a y aller, mais c'était plus pareil. Et puis le chalet a été vendu.
12) J'ai eu une Hépatite C l'année du CM2. Ça rend tout jaune et très fatigué, et c'est surtout très contagieux. J'ai donc passé trois semaines à la maison, à lire, bricoler les divers kits que maman me ramenait du magasin de loisirs créatifs, et regarder la télé. A l'époque, les programmes ne devenaient intéressants que vers 16 heures, alors je me suis quand même un peu ennuyée. La veille de retourner à l'école, j'ai pleuré dans mon lit et ne me suis pas endormie avant tard.
13) J'étudiais la flûte traversière à l'école de musique de Commercy mais j'étais très mauvaise. Ma technique était plus que moyenne, quant au solfège, n'en parlons pas. Un jour le directeur de l'école a dit de moi "elle a le rythme dans le sang, mais aussi quelques problèmes de circulation".
14) J'avais deux companions d'infortune, une fille et un garcon. La prof nous mettait toujours ensemble pour les galas ou les auditions. On se marait beaucoup aux repet et je crois qu'on jouait vraiment très mal.
15) De temps en temps maman louait un magnétoscope au video club. J'en profitais en général pour revoir "l'Histoire sans fin" qui est resté mon film préféré pendant très longtemps.
16) Je détestais la langue de bœuf et la dame de la cantine le savait bien. C'était à celle qui tiendrait le plus longtemps : "mange ta langue de bœuf, mange ta langue de bœuf, mange ta lange de bœuf". "J'aime pas ça, j'aime pas ça, j'aime pas ça".
17) Un jour, peu après le divorce, mon père a rasé sa moustache. Je l'ai vu qui regardait par la fenêtre alors que j'allais le rejoindre un samedi midi à l'hopital où il travaillait. Ca m'a fait un choc.
18) L'année de la sixième, je faisais toujours mes devoirs pour la semaine le vendredi soir. Enfin, d'abord je regardais "Deux flics à Miami" et "Apostrophes".
19) Vers 11 ans, je collectionnais les timbres. J'ai passe une petite annonce dans le magazine Mikado pour créer un club d'échange de timbres. Je l'ai appelé Stamp (et oui, déjà bilingue) et ça m'a permis d'avoir plein de correspondantes dans toutes la France et au delà. On s'est écrit pendant des années.
20) En cinquième, j'ai eu droit à des cours particuliers de maths. J'aimais pas trop parce que le gars venait pendant les "Années Collège".
21) Une année, ma mère a commandé plein de livres pour nos vacances d'été. Je lui ai fait une liste de tous les livres dont j'avais envie et elle les a commandés par Minitel. C'est cette année que j'ai dévoré la plupart des Colette.
22) J'ai appris à skier toute petite dans les Vosges. Quand j'ai eu 12-13 ans, maman a commencé à nous emmener skier dans les Alpes parce que son CE avait un appartement là bas. J'adorais le ski mais je n'ai jamais été très technique. Une année, un moniteur m'a prise en grippe et m'a surnommée Jacob Delafon (fabricant de sanitaires) parce que j'avais tendance à skier assise.
23) J'ai déménagé chez mon père au cours de l'année de troisième. Je me suis mise à porter des Converses kaki et un gros pull beige.
24) Avant d'entrer en seconde, je me suis recoupé les cheuveux à la garçonne. Les gens se sont remis à me prendre pour un garçon, et mon prénom n'aidait toujours pas. Au milieu de l'année, ma copie Pim a voulu se couper les cheveux courts aussi, je l'ai accompagnée chez le coiffeur. Sa mère a ralé parce qu'elle en avait profité pour se faire faire une couleur.
25) J'écrivais plein de poèmes désespérés et désespérants. C'était ma période Doors, j'étais lyrique et pas toujours très propre. Je portais des Kickers roses.
18:29 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tag, 25, vie
05 février 2009
Tombe la neige
Cette neige n'a pas l'air decidée à s'arreter de tomber. Je suis pas sortie de l'auberge, moi. Toudou, toudou, comme un reve un peu flou.

16:59 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : toudou, neige, stop
03 février 2009
Jours de neige
Dublin n’a pas été épargné par la vague de neige qui a frappé l’ensemble de l’Europe de l’ouest.

Et moi je n’ai pas été épargnée par la rengaine - Jour de neige dans un vieux pull qui me protège, heu. C’est mon destin : dès qu’il se met à neiger, le vieux tube d’Elsa revient me hanter. Toudou toudou, froid dehors et chaud dedans. C’est un peu pour ça que j’ai décidé de m’installer dans un pays où il n’est pas censé neiger. Toudou toudou. Et aussi parce que je ne supporte pas de marcher aux cotés de ma fille qui éclabousse mon pantalon en faisant pouitch-pouitch exprès dans la neige avec ses chaussures. Vertige en moi comme un manège, heu. Mais en meme temps je regrette qu’il n’y ait pas de quoi faire un bonhomme de neige dans le jardin. Et au fait : toudou, toudou.

23:40 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : neige, elsa, toudou
26 janvier 2009
Oh la chouchoute, heu
Oui, me revoilà. Les germes et les héritiers n’ont pas été tendres avec moi, je viens de passer quelques temps difficiles. Dans ces moments, j’adore me faire chouchouter par mon mari. Aujourd’hui par exemple, il s’est occupé de préparer notre ainée et de l’emmener à la crèche, pendant que je finissais ma nuit légèrement hachurée par le petit dernier. Debout vers 9h30 (9h30 !, merci mes deux chéris), je me suis attablée devant un thé et des toasts apparus tout seuls, comme par magie. C’est pas génial ça ? Je sais pas, je me suis sentie un peu comme la reine de la cuisine, voire l’impératrice du rez-de-chaussée. Et ce soir, qui c’est qui m’a apporté ma petite camomille au lit ? Bon, je sais que pour certains, la camomille au lit c’est moyen glamour. Mais moi ça m’a fait comme une semaine dans un Spa à l’ile Maurice. Tiens d’ailleurs, ils doivent aussi avoir de la camomille là-bas ?
22:38 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chouchou, dodo, tutu
14 décembre 2008
Noël au frisson
Ce n’est plus nouveau : ici il fait froid. Depuis deux semaines, c’est givre, gelée et compagnie. Donc Dublin prépare Noël avec un vrai temps d’hiver (sans neige, faut pas rêver quand-même), ce qui n’arrive pas si souvent. Le matin, on gratte les pare-brise et on va à la crèche à petits pas pour ne pas s’étaler sur le trottoir. Tout le monde s’emmitoufle et les enfants toussent, toussent, toussent.


Ceci dit, depuis quelques jours ça va mieux, le monde est moins blanc quand le jour se lève. Ce qui tombe plutôt bien puisque notre chaudière nous a lâchés hier matin. Et bien sur, il est extrêmement difficile de trouver quelqu’un pour la réparer vite, même pour une somme astronomique, vu que c’est le bloody week-end. Un monsieur a daigné se déplacer hier (samedi), a annoncé qu’il n’avait pas la pièce mais qu’il pourrait l’avoir lundi et s’en est retourné chez lui après nous avoir délesté d’un montant équivalent à une soirée bien arrosée pour deux ou un an de bigoudis pour un petit poney. Nous en sommes maintenant réduits à attendre lundi, ou nous contacterons des gens plus raisonnables ne travaillant pas le week-end. Avec tout ça, c’est pas encore aujourd’hui que je vais m’épiler les jambes…
Mise à jour du 15 décembre: Un gentil et honnête monsieur nous a réparé la chaudière pour presque pas cher. Si j'avais su qu'il fallait souffler sur le ventilateur... Merci à tous ceux qui nous ont demandé de nos nouvelles, nous ne sommes finalement pas congelés.

10:48 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : froid, pas chaud, glacial
21 novembre 2008
Qui suis-je ?

Top chrono.
Depuis 7 semaines, j’alterne entre deux tenues vestimentaires : jean avec grande blouse boutonnée sur le devant et jean avec grand pull ample.
Je n’ai pas touché mes pinceaux de maquillage depuis 74 jours.
Les gens se signent et brandissent de l’ail quand ils me croisent dans la rue.
Entre 21 et 23 heures tous les soirs, on me trouve sur mon canapé, un humain de petite taille greffé au sein.
Quand je dors, je rêve que je dors alors ça me réveille.
Je ne sais même pas si j’ai des poils sur les jambes. Ni si j’ai une paire de collants d’avance dans mon tiroir.
Je ne sais plus faire une addition, ni lire une carte routière, ni distinguer la gauche de la droite, ni quel jour on est.
Je suis, je suis….
Indice : le premier qui dit « comme d’habitude », je lui colle un pain.
23:13 Publié dans Moi & je | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : devinette, épanouissement, maternité

