15 novembre 2007

Ma tunique que j’ai

9988d55b34104d366cc245b122de6cc7.jpgC’est décidément la saison des billets vestimentaires. Aujourd’hui je vais vous parler de ma tunique. Ma copine T. part s’installer à New York. Dans le cadre du programme «Gardons le plus possible de bouts de T. en Irlande » (pour lui donner le plus de prétextes possible pour revenir de temps en temps), j’ai acquis un des articles dont elle se sépare en vue de son exode.

Il s’agit d’une magnifique tunique indienne, avec deux teintes de superbe bleu. La tunique me va impeccable. Merci T., merci le monde, merci le bleu. Si quelqu’un connaît le vrai nom de ce genre de tunique indienne, je suis preneuse.

19 août 2007

La matrone qui sommeille en moi

Vache coloriee en bleu par mes soins

Il a fallu que je devienne une maman pour découvrir que j’étais une harpie. Les gens qui me connaissent personnellement diraient sans doute de moi que je suis une personne calme, plutôt positive et relativement peu bavarde. Ils diraient aussi que je suis brillante et sophistiquée mais c’est un autre sujet.

Seulement quand je suis avec ma fille, c’est une autre paire de manches. Je me suis entendue l’autre jour et me suis effrayée. « Ne cours pas au bord de l’eau c’est dangereux », « je t’ai déjà dit qu’il était interdit de descendre du trottoir et de se précipiter en courant sur la route », « non, ne touche pas les pneus du camion, tu vas te salir les doigts », « arrête de monter et descendre cet escalier sinon on va arriver à la crèche quand il fera nuit », « ne touche pas les vieilles canettes de bière qui trainent sous le banc », etc.

J’aimerais partager avec ma fille une vision gaie et colorée de la vie. Lui faire savoir que le monde est riche de promesses et qu’on peut se taire cinq minutes pour en profiter un peu. Mais pour le moment tout ce que je peux lui transmettre est une impression d’interdiction et de danger universels. Heureusement que j’ai le droit de colorier des vaches le dimanche après-midi, sinon je serais très frustrée en tant que mère, t’vois ?

09 mai 2007

Au secours, j’aime les compensés

medium_talons.jpgJe détestais vraiment les chaussures à talons compensés jusqu’au jeudi 3 mai. Je ne comprenais pas ce que les gens trouvaient à ce genre de chaussures que je trouvais disgracieuses. Mais jeudi dernier j’en ai vu une paire dans une vitrine et je l’ai voulue, ce qui m’a fait un choc. Je n’ai pas cédé à cette pulsion mais depuis ça m’obsède : il me faut une paire de chaussures à talons compensés.

Je ne suis même pas honteuse de ce revirement. Je me dis que je suis suffisamment mure dans ma tête (et dans mes pieds, beurk) pour me raviser. Je trouve beau d’être pleinement une femme de mon siècle qui connaît et aime affectueusement la tendance de l’été. Voilà ma conclusion : se mettre à aimer les talons compensés est une preuve d’humanisme.

De toutes façons, en admettant que je ne sois au final qu’une bête victime de la pub et suiveuse de tendance, je ne vois pas pourquoi je culpabiliserais. Il y a des personnes qui sont bien pires que moi. Par exemple des personnes qui ont des enfants et qui ne trouvent pas ça anormal du tout.