14 janvier 2008

Tu préfères le Noël ou l’Année ?

49e9fc167253ea03d02b285ec75eb6ef.jpgEn matière de fossé culturel j’en connais un sacré rayon. La preuve : je vais vous parler du dilemme des vœux de fin d’année. C’est une information tellement exclusive et primordiale que je prends sur mon temps de travail pour vous en faire part.

En France on envoie ses vœux pour la nouvelle année en janvier, la règle d’or étant de le faire avant le 31 sous peine de se faire excommunier de la communauté de ceux qui envoient leurs vœux à temps. En Irlande, les cartes de vœux s’envoient en décembre, doivent arriver à leur destinataire avant Noël et sont donc globalement restreintes au champ lexical de Noël. Il est courant d’envoyer plein de cartes à plein de gens, même à des gens qu’on voit très souvent et d’exposer toutes les cartes que l’on a reçues sur un guéridon dans le salon ou sur le rebord de la cheminée. Alors que le vœu par carte interposée se raréfie en France, où l’on préfère souvent un bon vieux coup de téléphone ou un message via Facebook (c’est moderne, la France, parfois).

Si je résume, on a d’un côté  des cartes qui doivent être reçues avant Noël et de l’autre des vœux quasi immatériels à envoyer courant janvier. Alors question : comment il fait le français qui vit en Irlande ? Réponse : n’importe quoi. Cette année j’ai eu la présence d’esprit d’acheter mes cartes de vœux en novembre, quand il y avait encore grand choix dans les rayons. Mais j’ai oublié de choisir des cartes « passe-partout ». Je les ai envoyées à la française, début janvier. Résultat : mes correspondants ont reçu en janvier des cartes estampillées Merry Christmas (Joyeux Noël), au dos desquelles j’ai ingénument écrit plein de gentilles choses sur la nouvelle année, prédisant qu’elle allait être trop bien.

L’an prochain j’envoie des cartes de bonne année en novembre. Ou des cartes d’Halloween à Pâques, ça fera carrément plus « grunge qui s’assume ».