26 mars 2009
Non
Pas la peine de me voiler la face : je retourne au bureau bientôt. Quand j’ai reçu un courrier des Ressources Humaines pour me confirmer la date, j’ai fait celle qui était moyennement concernée. Le 6 avril ? Pffff, mais qui sait si le 6 avril est une vraie date qui finira vraiment par exister ?
Après, j’ai fait du shopping pour camoufler mon corps, histoire de ne pas faire trop pitié aux collègues. J’ai trouvé plein de jolis petits pulls et d’adorables petits robes lors de ma virée à Paris. Mais bon. Ca ne voulait pas dire pour autant que j’allais un jour les porter pour aller travailler, non ?
La semaine dernière, la directrice de la crèche m’a longuement entretenue de l’adaptation de mon petit : quand, comment, combien de temps, et comment va le moral de la maman, et serait-il possible de décrire en détails la journée type du bébé sur un joli morceau de papier... Mais bien sur je n’ai rien retenu, on a bien le temps d’y penser non ?

Et maintenant nous sommes le jeudi d’avant le lundi de ses débuts à la crèche.
Hier, il s’est mis à hurler quand il a vu la demoiselle qui allait s’occuper de lui. Et la directrice m’a redemandé d’écrire la journée type du petit pour qu’elles puissent s’organiser en conséquence. Alors je m’exécute. Et je pense à mon pauvre poulet, qui pleurera dès qu’il verra la fille chargée de s’occuper de lui toute la journée. Et comment arrivera-t-il à faire ses 3 + 1 heures de sieste quotidienne dans cette crèche pleine d’enfants trop bruyants ? Et comment ces dames, au demeurant très professionnelles, réussiront-elles à lire dans ses doux yeux noisette ?
Je ne vois qu’une solution : non, non et non. Je me montre tellement raisonnable, je m’admire.
14:28 Publié dans Mère givrée | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : non, déni, niet

