01 décembre 2008

Ça se jette pas, ça se lave !

 

lave.jpgÇa commence à se savoir : les trucs jetables c’est mal, parce que ça se jette et que ça se dégrade mal, ça reste dans la nature et donc ça tue les dauphins. Moi, j’en ai marre de tuer les dauphins. Alors depuis quelques temps j’expérimente le lavable.

Ennemi numéro 1 : les lingettes du bébé et autres disques de coton. J’ai remplacé les affreuses P***** qui rendent les fesses de mes petits toute rouges par des lingettes en tissu. Je concocte une lotion maison à base de camomille et d’huile d’olive dans laquelle je fais tremper mes rectangles de tissu. Pour mon usage personnel, j’ai remplacé les disques de coton par des carrés en tissu double face, parfaits pour me démaquiller. C’est écolo, économique, bon pour le fondement des enfants, mais aussi bon pour le moral du couple. Si, si : essayez donc de dire à votre moitié « Chéri, tu trouves pas que les lingettes en polaire de bambou sont trop bien ? ». Des heures de fou rire masculin garanti (ah ah, polaire de bambou, ah ah), donc de la bonne humeur dans toute la maison, ce qui résulte directement en de plus gros sacs à main pour le Noel des dames. Et l’équilibre des femmes, c’est aussi une bonne cause de l’écologie, non ?

Prochaine étape : les couches. Il faut savoir que c’est un dossier extrêmement compliqué et il m’a fallu plusieurs semaines pour commencer à m’y retrouver entre les différents modèles et marques de couches lavables. Tiens, d’ailleurs à votre avis c’est quoi le mieux : les tout en un taille unique en coton bio ou les couches en deux pièces (couche et culotte de protection) en bambou avec intérieur en polaire ? Je crois que je viens juste de faire un choix et m’apprête à faire une commande. Il restera ensuite à mettre en place la logistique pour éviter que ce ne se transforme en cauchemar lessivier ou en remake de Chéri j’ai les mains pleines de caca séché.

En vrac, je suis aussi passée à la fameuse Moon Cup pour mes « affaires de femme » (je recommande vivement). Et j’ai une nouvelle tasse portable pour arrêter d’utiliser un gobelet en carton dès que j’ai envie d’un thé ou d’un latte à emporter (ce qui va arriver plusieurs fois par jour quand je reprendrai le boulot). Et bien sûr, pour mes courses j’utilise des sacs réutilisables pour ne plus alimenter la marée de sacs en plastique qui s’abat sur les dauphins chaque année.

Autres cibles pour lesquels je suis moins enthousiaste mais sur lesquelles il va falloir bosser tôt ou tard : les mouchoirs en papier et le papier essuie-tout. Par contre, personne ne parle jamais du papier toilette lavable. Je me demande bien pourquoi…