31 mars 2009

Je po-si-tive

positive.jpgTous les spécialistes s’accordent pour recommander une attitude positive aux pauvres parents confrontés à un enfant difficile. Ne pas s’énerver, ne pas hausser le ton et toujours mettre en valeur les bons cotés de l’enfant, en ne soulignant pas outre mesure ses travers. Mmmmh, je crois que ces spécialistes n’ont jamais eu d’enfants professionnels de la colère dramatique en public.

Moi je veux y croire quand même. Tout mon être se tend pour rester positive face aux assauts répétés de mon monstre en jupette. Mais j’avoue avoir du mal à comprendre ce qui peut bien lui passer par la tête dans ses moments les plus extrêmes. Voici cependant une reconstitution de son cheminement mental, basée sur son comportement lors de la séance post-crèche d’hier. Attention, âmes sensibles : c’est du costaud.

"Maman me demande si je veux rentrer à la maison avec elle et le bébé maintenant, ou si je veux rester encore un peu pour jouer avec mes copains. Bon. Moi je préfère rester avec mes copains. Je vais le dire à maman. Elle est d’accord, ouf. Oui, mais sauf que je préfère aussi rentrer à la maison avec maman et le bébé. Je vais le dire à maman. Elle me demande si je suis sure que je veux rentrer à la maison. Alors je crie. Aaaaaaaaaaah. Elle me tend la main. Je croise les bras et baisse la tête, je vais quand-même pas lui répondre, elle a qu’à comprendre mieux. Apparemment, c’est raté. Elle a vraiment compris que je voulais rentrer à la maison, alors que c’est exactement ce que je lui ai dit. Alors je m’assoie par terre. Mais pourquoi est-ce que maman tient absolument à ce que je ne reste pas assise au milieu du trottoir ? Tiens, quand elle me tire par le bras comme ça pour que je ne m’arrête pas au milieu de la route, j’avance toute seule. Ce serait un bon moyen pour rentrer à la maison sans me fatiguer. Mais bon, il faut pas qu’elle me démasque. Alors je vais crier. Aaaaaah. Mais qu’est-ce qu’elle fait ? Pourquoi elle me lâche ? Marcher toute seule ? Elle est pas folle celle-là ? Je préfère m’allonger sur le ventre au milieu du trottoir. Tiens c’est marrant, j’arrive à ramper en arrière. Au fait : aaaaaaaaaah. Mais mais mais, maman s’en va sans moi, elle va pas me laisser là ? Mais je ne vais pas courir vers elle quand-même, ce serait trop fatigant. Bon allez, je l’appelle très fort, et je me mets a genoux. Ouille, ça pique les genoux. Tiens, voilà maman qui arrive pour me chercher. C’est peut-être parce que je l’ai appelée ? Elle est bizarre. Bon, j’ai oublié de crier un peu. Aaaaaah. Tout le monde me regarde. C’est le moment de leur montrer combien je suis malheureuse et donc obligée de traverser la route en courant. Maman me rattrape de l’autre coté de la route. Tiens, elle n’a pas l’air content. Quoi ? Il ne faut pas traverser la route toute seule ni courir comme une folle sur le trottoir ? C’est bien la première fois qu’on me dit un truc pareil, depuis hier en tous cas. La pauvre, elle a l’air un peu fatiguée. Je vais l’aider à me trainer par le bras : je ne vais faire exprès de tomber qu’une fois tous les 3 mètres. Etc."

Quand nous connaitrons mieux les rouages du cerveau de ces créatures, nous serons peut-être en mesure de les dompter ? Courage, la recherche avance…

24 juillet 2008

Calme blanc

Dimanche matin, je me suis réveillée en panique: et quid si mon bébé arrivait alors que tous ses vêtements sont encore en tapon dans les sacs de magasins, pas lavés et encore moins rangés dans une jolie petite commode en bois blanc ? Et pire : que ferais-je si à ce moment je me trouvais encore dans une maison sans machine à laver, comme ça va être le cas à partir de la semaine prochaine et pour je ne sais pas combien de temps ? Envoyer le mari au lavomatic dès les premières contractions ? Mais alors qui me vaporiserait de l’eau minérale sur le front alors que je mènerais notre héritier aux portes de la vie en poussant des râles de chèvre qu’on épile à la cire ? La logique s’imposait d’elle-même : ma seule issue pour ne pas accoucher seule était de laver tout le linge main-te-nant. La machine à laver de notre propriétaire a tourné à plein régime pendant 3 jours, elle n’a pas dû regretter d’être née celle-là.

 

layette.jpg

Le côté embarrassant de l’exercice est qu’il mettait au grand jour mon caractère légèrement obsessionnel : comme on peut le voir sur la photo, je (et mon fils à naître) suis l’heureuse propriétaire de 65 bodies blancs, 47 pyjamas blancs, 7 bonnets blancs, 121 gilets blancs et 12 paires de moufles blanches. J’exagère un peu les quantités pour bien démontrer l’énormité de la chose, hein.

NB : J’anime tous les 6 ème dimanche du mois un atelier pour les futures mamans intitulé « Attendre bébé dans la sérénité ». Vous pourrez y apprendre tous mes petits trucs et astuces pour être sure d’accueillir l’enfant dans le calme. Entre autres : comment déménager deux jours avant d’accoucher, pourquoi il faut toujours accepter un gros projet professionnel de 9 mois dès que l’on apprend qu’on est enceinte, quels exercices de relaxation favoriser pour se niquer le dos dès le 4eme mois, démonstration de l’efficacité du régime hyper-glucidique en cas de diabète gestationnel. Participation aux frais : 45 euros et un petit bonnet blanc taille naissance.